Wednesday, December 17, 2008

A few old poems


Sale

Une larme mouille sa joue,
Une main effleure sa peau,
De longs doigts caressent son dos,
Mais cette nuit n'a pas de goût.
Usée, abîmée, elle s'en va.
Pieds nus, elle marche dans la rue.
Là, elle ne se reconnaît plus,
Comment peut-elle porter ce poids?
Fuir, partir, et au pire, mourir.
S'évader de ce corps meurtri,
Sali par ces gestes qu'elle maudit.
Elle se voit et se sent pourrir.
Sur le pont, au petit matin,
Elle monte, pensive, songeuse.
Des larmes glissent sur ses joues creuses
Mais elle ne les remarque point,
Elles roulent jusqu'au fleuve.
Guidée, elle se laisse aller...
Une main, deux mains, elle a lâché.
Elle coule et s'abandonne au fleuve...
Sauf quelques battements de bras,
On ne la reverra pas.
Poem written in July, 2001.

Danse

Que les plumes glissent sur son coeur,
A la lueur des chandelles,
Quand elle danse, belle comme une fleur,
Qu'elle tourbillonne de ses ailes.
A sa vue, je défaillis
Et mon âme se languit
De ne pouvoir la saisir,
Lui parler, lui sourire...
Anguille qui se coule entre les volutes de parfum,
Douce, délicate, elle caresse l'air de ses bras,
Aussi voluptueuse que l'écrin de satin
Dans lequel se dessine le galbe de sa chair.
Déesse des îles au regard envoûtant.
Comtesse de style au vêtement frémissant.
Les flots de l'air battent les pans de sa robe
Et, à chacun de ses pas, mes jambes se dérobent.
Poem written on August, 10, 2005.

Paumés nous sommes

Il est des jours où l'on y croit.
Il en est d'autres où l'on n'sait pas.
On croit savoir mais on s'égare.
On croit être bon, mais qu'est-ce qu'on est con!
Il est des rêves qui ne nous lâchent pas,
Qui nous obsèdent, auxquels on croit.
On veut s'tailler, tout foutre en l'air.
On veut s'tirer de sa galère.
Il est des fois où l'on s'emmerde,
Où autour de nous, ça pue la gerbe.
C'est dans ces moments que l'on gamberge
Et que la vérité emmerge.
Il est des gens que l'on trouve sympa.
Puis il en est d'autres, il n' vaut mieux pas.
Mais on est tous bien seuls, dans l' fond,
Même si l'on passe sa vie à s'convaincre que non.
Poem written on August, 20, 2006.

Frangin

Peur de lui, peur de ses dires.
Selon lui, j'ai mal agi.
J'ai mal pensé, j'ai mal parlé.
En gros, si j'ai compris, j'ai tout raté!
Me reste plus qu'à m'supprimer...
Ou l'supprimer, lui, de ma vie,
Le laisser juger, le laisser dire.
Prendre du recul, de la distance,
Ne plus le laisser me faire offense.
Un peu plus, et il me mettrait le voile!
Et tabasserait tout mec qui m' parle!
A l'entendre, je bousille tout,
Mais il a raison, il sait tout sur tout.
Toujours, toujours, encaisser, encaisser.
Mais lui, jamais, ne supporterait
Le quart du tiers de ce qu'il me fait.
Marre, marre! Mais faites-le taire!
Que j'oublie qu'un jour, j'ai eu un frère.
Poem written on October, 30, 2006.

1 comment:

Mugdale said...

En réponse à plusieurs questions que j'ai reçu à ce sujet, non, ces poèmes ne sont pas autobiographiques : je n'ai pas été violée, je ne suis pas oppressée par mon frère et je ne suis pas lesbienne amoureuse d'une danseuse anonyme !
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In response to several questions I received about that post, no, these poems are in no way autobiographic : I haven't been raped, I'm not oppressed by my brother and I'm not a lesbian in love with an anonym dancer !